Wednesday, 3 December 2008

Cocoricocococo boy

Déçu par l’état de la presse française dite de qualité en matière économique, je me suis amusé à lire la rubrique économique de Paris Match dimanche dernier, en plein milieu du tunnel sous la Manche où nous étions bloqués pendant à peu près deux heures. Est-ce que le contenu éditorial économique de ce magazine serait faire honneur à son adage, « le poids de s mots, le choc des photos ». Ni déçu, ni surpris en réalité. Toutefois un point commun avec l’ensemble de la presse française, un « vives nous ».

Selon l’éditorialiste, les pays anglo-saxons font un virement à gauche toute à chaque crise financière. Les riches deviendraient plus taxés à un point tel que la France aurait l’allure d’un nouveau paradis fiscal.

Là je ne peux que vous partager mo expérience anglaise, vivant de l’autre côté de cette mare que l’on appelle la Manche. Oui l’impôt sur les plus riches sera augmenté non pas de 50% du revenu perçu par les ménages gagnant plus de 150 000 livres par an mais à 45% sur la part marginale supérieure à ces 150 000 livres au lieu de 40% pour la part marginale supérieure à 34 600 livres. N’exagérons rien ! Quant à dire que le Royaume-Uni enterre une tradition fiscale complaisante, c’est oublier que ce pays n’a jamais vraiment été un paradis fiscal sauf pour les célibataires et les hyper riches du genre footballeur qui gagne plus de €150 000 par jour. Pour le reste, ce n’est ni plus ni moins comme la France. Certes les charges sociales sont moindres en Grande Bretagne en contrepartie d’une contribution sociale privée volontaire. A la fin du mois, il reste la même chose dans la poche pour une famille de cadres de deux enfants, qu’elle soit anglaise ou française. Et les plus pauvres bénéficient aussi de logements gratuits en contrepartie d’un service à rendre pour la société. Nous sommes au pied d’une différence culturelle clé entre nos deux pays : l’un promeut le mérite là où pour l’autre tout est dû.

La seule différence fiscale entre les deux pays réside principalement dans la fiscalité des entreprises. C’est pourquoi, notre taux de chômage français de plein emploi avec une croissance forte soutenue pendant plusieurs trimestres –environ 7.5%- correspond aux taux de chômage britannique ou américain en temps de grave récession.

Enfin, parler d'un retour à gauche à propos de pays qui n'ont cesse de promouvoir l'indépendance économique individuelle, restons raisonnables. Il s'agit juste d'un virement sarkozien. Conformément à la philosophie libérale, l'Etat a un rôle à jouer en matière économiuqe, celui d'assurer la confiance dans le système économique. On est bien loin de l'interventionnisme étatique pavlovien permanent que l'on ne cesse d'assimiler aux sytèmes bureaucratiques de type français, russe ou chinois.